Sortir d’une indivision immobilière : 6 solutions légales (mise à jour loi 7 avril 2026)
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Face à une déclaration d'utilité publique ou une indemnité jugée insuffisante, obtenez une valeur vénale motivée pour défendre votre indemnisation devant l'administration ou le juge.
L’expropriation permet à l’administration d’acquérir un bien pour un motif d’utilité publique, moyennant une indemnité qui doit couvrir l’intégralité du préjudice direct, matériel et certain subi par le propriétaire.
L’indemnité proposée par les services des domaines s’appuie sur des comparables choisis par l’administration, qui ne reflètent pas toujours la réalité du bien exproprié. Une contre-expertise indépendante permet de produire des termes de comparaison alternatifs, discutés à armes égales.
Cette démarche devient déterminante lorsque l’écart entre l’indemnité proposée et la valeur réelle du bien empêche l’exproprié de racheter un bien équivalent dans des conditions normales de marché.
L'expropriation ne peut être prononcée que moyennant une juste et préalable indemnité, selon l'article L1 du Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique. L'article L321-1 du même code précise que les indemnités allouées couvrent l'intégralité du préjudice direct, matériel et certain causé par l'expropriation. L'indemnité principale correspond à la valeur vénale du bien au jour de la décision de première instance, conformément à l'article R. 322-1. En cas de désaccord, c'est le juge de l'expropriation qui fixe le montant définitif, après examen contradictoire des termes de comparaison produits par chaque partie, en application de l'article L311-5.
Dès la publication d'une DUP concernant votre bien, une évaluation indépendante prépare la discussion sur l'indemnité, avant même que les services des domaines ne formulent leur proposition.
Lorsque l'offre des services des domaines paraît inférieure à la valeur réelle du bien, une contre-expertise fournit des termes de comparaison alternatifs pour rouvrir la négociation.
En l'absence d'accord amiable, le juge de l'expropriation fixe le montant définitif sur la base des éléments produits par chaque partie : une expertise motivée y tient une place déterminante.
Lorsque seule une partie d'un terrain ou d'un bien est expropriée, l'indemnité doit aussi tenir compte de la dépréciation de la partie restante, souvent négligée dans la proposition initiale.
Lorsque le bien exproprié abrite une activité commerciale, l'indemnisation doit intégrer le préjudice subi par l'exploitant, distinct de la seule valeur du bien immobilier.
Contrairement à l'expropriation, le droit de préemption urbain repose sur une négociation de prix, sans indemnité d'expropriation : une évaluation permet de clarifier le cadre applicable à votre situation.
Driss Bouharrou est expert immobilier agréé par la Compagnie Nationale des Experts (CNE), inscrit près la Cour d’appel d’Amiens. Son indépendance vis-à-vis de l’administration et sa méthodologie conforme à la Charte de l’expertise en évaluation immobilière donnent au rapport une valeur reconnue devant le juge de l’expropriation.
Une méthodologie rigoureuse, construite pour être opposable à l'administration comme devant le juge.
Vous transmettez la déclaration d'utilité publique, l'arrêté de cessibilité et, le cas échéant, la proposition d'indemnité déjà formulée par les services des domaines.
Relevé de la surface, de l'état général et des éléments susceptibles d'influer sur la valeur, y compris la partie restante en cas d'expropriation partielle.
Sélection de transactions comparables récentes, produites comme termes de comparaison discutables devant l'administration ou le juge de l'expropriation.
Comparaison directe avec des biens équivalents, complétée si nécessaire par une évaluation du préjudice commercial ou de la dépréciation de la partie restante.
Rapport détaillant la méthodologie et la valeur retenue, exploitable dans la négociation amiable ou produit devant le juge de l'expropriation.
Chaque contexte patrimonial ou professionnel appelle une évaluation adaptée : découvrez l'expertise correspondant à votre cas.
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L’indemnité principale correspond à la valeur vénale du bien exproprié au jour de la décision de première instance, conformément à l’article R. 322-1 du Code de l’expropriation. Elle doit permettre à l’exproprié de racheter un bien équivalent dans des conditions normales de marché.
Une contre-expertise indépendante permet de produire des termes de comparaison alternatifs et de rouvrir la négociation avec l’administration. À défaut d’accord, le montant définitif est fixé par le juge de l’expropriation.
En l’absence d’accord amiable, le juge de l’expropriation fixe le montant définitif après examen contradictoire des termes de comparaison produits par l’administration et par l’exproprié, conformément à l’article L311-5 du Code de l’expropriation.
Oui : lorsque seule une partie du bien est expropriée, l’indemnité doit aussi couvrir la dépréciation éventuelle de la partie restante, un élément souvent absent de la proposition initiale de l’administration.
L’expropriation impose la cession du bien moyennant une indemnité fixée selon des règles précises, tandis que le droit de préemption urbain repose sur une négociation de prix dans le cadre d’une vente déjà engagée par le propriétaire.
Oui : lorsque le bien exproprié abrite une activité commerciale, l’indemnisation doit intégrer le préjudice subi par l’exploitant, distinct de la seule valeur vénale du bien immobilier.

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